Marc Cossette inc:

Atteindre 60 ans d’existence pour une entreprise, c’est tout un exploit. Malgré les cycles économiques, les évolutions dans le domaine de l’électricité et les changements de propriétaire au cours de ces nombreuses années, Marc Cossette inc. vient de franchir cette étape avec une entreprise des plus prospères. Quel est le secret de cette réussite exemplaire?

Certainement sa capacité exceptionnelle à bien cerner les nouvelles tendances du marché et, surtout, à s’y adapter rapidement. Tant sous la direction de Marc Cossette (1954-81), que sous celle de Georges Cossette (1983-1990), de Jacques Dugré (1983-2000) ou de Dominique Cossette (depuis 2000), l’entreprise shawiniganaise a su faire preuve d’ouverture d’esprit face aux nouvelles exigences du marché, ainsi que d’une grande polyvalence lui permettant de développer une expertise aux niveaux résidentiel, commercial, industriel et institutionnel.

«Une des forces de Marc Cossette inc. c’est qu’elle a toujours été très attentive à ce que le marché lui dictait et est capable de s’adapter aux circonstances du moment. Jamais elle ne s’est entêtée dans ses créneaux lorsque ceux-ci devenaient moins en demande», affirme Jacques Dugré, qui a fait ses débuts dans l’entreprise en 1964 et qui y est toujours très actif dans l’entreprise.

Le mérite de ce grand succès revient évidemment aux quatre propriétaires qui, génération après génération, ont constamment fait l’effort de se remettre en question et de revoir leurs façons de faire. Toutefois, comment passer sous le silence la grande contribution des employés de l’entreprise qui ont toujours accepté de revoir leurs compétences pour demeurer à la fine pointe dans leur domaine. Jacques Dugré et Dominique Cossette, le propriétaire actuel de l’entreprise qui porte le nom de son oncle, les ont d’ailleurs en haute estime.

«Et lorsqu’il nous manque certaines compétences au sein de l’entreprise, nous n’hésitons pas à embaucher de nouveaux employés en sachant pertinemment que ceux en place chercheront à bien les intégrer dans le groupe afin de les aider à devenir pleinement fonctionnels rapidement», mentionne Dominique Cossette.

La polyvalence de l’entreprise se traduit également par sa capacité à aller au-devant de l’ouvrage, c’est-à-dire à se rendre à l’extérieur de la région pour réaliser certains contrats. D’ailleurs depuis quelques années, Marc Cossette inc. effectue des contrats dans la plupart des grands centres urbains, dans le
Grand Nord québécois et dans l’Ouest canadien.

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Les premiers bureaux de Marc Cossette inc. sur la 5e Avenue à Shawinigan-Sud en 1954
En 1983, Marc Cossette inc. s’est installé dans ses nouveaux bureaux de la 5e Avenue à Shawnigan-Sud, emplacement qu’elle occupe toujours.


Bref, tout indique que ces 60 ans d’histoire sont loin d’être une finalité et que
cette entreprise a un avenir des plus prometteurs devant elle.

Après son 24e anniversaire, Marc Cossette n’a toujours pas trouvé sa voie dans la vie. En arrêt de travail pour cause de maladie, le jeune homme recherche toujours l’étincelle qui le propulsera vers le bonheur d’une carrière qui lui plaira. À ce moment, il ne se doute pas que c’est son cousin Roland qui lui tracera le chemin. Les deux jeunes hommes ont une belle complicité et sont très proches. Comme Marc n’endure plus d’être inactif chez lui, il s’entend avec son cousin pour travailler dans son commerce de meubles et d’électricité de Shawinigan-Sud comme apprenti. C’est là où tout a débuté pour Marc Cossette qui est rapidement devenu un entrepreneur d’importance en Mauricie et un important créateur d’emplois. Une occasion qu’il ne pouvait laisser passer avec l’apparition de la télévision en 1953, Roland devient un pionnier de la câblodistribution.

Marc Cossette, à gauche, accompagné des trois autres propriétaires de l’entreprise qui porte son nom, Georges Cossette, Jacques Dugré et son neveu Dominique Cossette, lors du 50e anniversaire de l’entreprise en 2004.


Si bien, qu’il décide d’y consacrer tous ses efforts, ainsi qu’à l’ameublement, et de vendre ses activités reliées à l’électricité. Marc Cossette y voit immédiatement une opportunité d’affaires intéressante et se porte acquéreur de cette division en 1954. D’apprenti, il est devenu propriétaire et maître électricien grâce aux examens qu’il a passés et réussis avec une grande facilité vu l’expérience qu’il avait acquise. À l’époque, Shawinigan-Sud vit un véritable boum de la construction résidentielle. Marc Cossette et son entreprise sont bien vite dépassés par la tâche. Il décide donc d’ajouter de nouveaux employés aux sept déjà en poste. Avec un tel personnel et une entreprise qui est en constante évolution depuis une dizaine d’années, Marc décide de déménager ses opérations du sous-sol de la maison familiale jusque dans un local de la 114e Rue, tout juste à côté du magasin de meubles de son cousin Roland.


Une nouvelle clientèle Bien sûr, la construction résidentielle à Shawinigan-Sud s’est mise à ralentir après plusieurs années. Marc Cossette se voit donc dans l’obligation de recourir à une nouvelle solution pour la prospérité de son entreprise.

Il développe alors le marché des communautés religieuses, grâce à l’aide de l’entrepreneur en construction Roland Gendron. En 1962, Marc Cossette inc. obtient donc le contrat pour la construction du campus Notre-Dame-de-Foy à Saint-Augustin-deDesmaures. À l’époque, ce collège était une institution d’enseignement privée pour les élèves de secondaire 5 et pour les cours collégiaux. Cinq communautés religieuses en étaient maîtres d’œuvre: les Frères de l’Instruction chrétienne, les Frères des Écoles Chrétiennes, les Maristes, les Marianistes et les Frères du Sacré-Cœur. Comme ces communautés religieuses avaient d’autres édifices, l’entreprise shawiniganaise a obtenu plusieurs autres contrats pour des rénovations à travers la province, si bien que certains jours, Marc Cossette partait le matin en direction de Québec, et rentrais le soir de en provenance de Montréal. À un certain moment, l’entreprise d’électricité comptait pas moins de 70 employés. Les affaires allaient bien, les contrats s’enchainaient et la compagnie grandissait. Sous la gouverne de Marc Cossette, le plus gros chantier réalisé fut celui du Cégep de Shawinigan. Une soumission trop basse doublée d’une faillite de l’entrepreneur principal au chantier rendront l’opération déficitaire. Mais ce n’est rien pour altérer l’optimisme du maître électricien dont les compétences sont sans cesse sollicitées.


De nouveaux défis En 1971, l’ex-maire de Grand-Mère Jacques Marchand et quelques associés courtisent Marc Cossette afin qu’il investisse dans le démarrage de la Société manufacturière Ro-Ma, une PME qui se spécialise dans la fabrication de roues et de roulettes industrielles. Voulant relever un nouveau défi avec des hommes qu’il avait connus sur des chantiers ou dans sa vie d’entrepreneur, il a accepté et il y est demeuré pendant plus d’une trentaine d’années, conjointement avec la direction de sa propre entreprise.

Aucun regret Marc Cossette a vendu son entreprise en électricité en 1983 à son frère Georges et à Jacques Dugré. Il y est tout de même resté jusqu’en 1988, alors qu’il s’occupait toujours de la préparation des soumissions, avant de prendre une retraite bien méritée. Aujourd’hui décédé, M. Cossette a longtemps dit que si tout avait été à refaire, il aurait fait les mêmes choix. À voir le succès qu’a toujours à ce jour l’entreprise qui porte son nom, on comprend que ses choix étaient les bons.

Ce n’était pas écrit dans le ciel que Dominique Cossette prendrait les rênes de l’entreprise de son père Georges et de son oncle Marc. Au contraire, tout portait à croire que ce n’est pas dans l’électricité qu’il se dirigerait. «Je devais avoir 16 ans quand mon père a commencé à me parler sans relâche de travailler avec lui. Et moi, ça ne m’intéressait pas du tout. Tous les matins, mon père venait me réveiller et me disait: ‘‘Viens donc travailler avec moi!’’ Et je lui répondais toujours: ‘‘Jamais je ne vais travailler pour toi. Jamais.’’», raconte Dominique. Mais la ténacité de Georges Cossette a fini par payer. «Au bout de six mois à entendre la même demande, chaque matin, je lui ai dit: ‘‘Ce matin, je vais y aller, mais cesse de me harceler avec ça!’’» Finalement, cette «seule» journée de travail s’est transformée en plus de 30 ans. «Quand je suis arrivé le matin, les gars m’ont tout de suite accueilli à bras ouverts et se sont mis à me taquiner parce que j’étais le fils du boss. J’ai fait ma journée, ça s’est bien déroulé et en fin de compte, j’ai dit à mon père: ‘’Finalement c’est l’fun!’’ J’y suis retourné le lendemain, j’ai continué et continué. Et je suis encore ici!»
Plus de responsabilités À ses débuts en 1983, Dominique était apprenti électricien. Il a fait ses cartes et est demeuré sur les chantiers jusqu’à la fin des années 1990. «Mon père a vendu ses parts dans la compagnie à Jacques Dugré en 1991, il devenait alors l’unique propriétaire. Vers 1996, la compagnie commençait à baisser. Jacques était président de la Corporation des maîtres électriciens du Québec et était donc souvent à l’extérieur. Deux ans plus tard, André Dubé, qui avait remplacé mon père dans les bureaux après son départ, a pris sa retraite.» À l’époque, Jacques Dugré a vu en Dominique le potentiel de retrouver du boulot pour assurer la pérennité de l’entreprise. «Jacques m’a demandé si ça me tentait de venir travailler dans les bureaux à la place d’André. À ce moment, ça faisait 15 ans que j’étais électricien. J’ai dit à Jacques: ‘’Je vais l’essayer une année.’’ À la base, je ne suis pas un gars de bureau, mais de terrain.»
Ça n’a pas pris de temps qu’il s’est senti à sa place et que toute l’équipe de Marc Cossette inc. le voulait dans ces fonctions. «Plus le temps avançait, plus j’aimais mes nouvelles tâches au sein de l’entreprise. Et les gars aimaient beaucoup que ça soit moi qui remplace André, parce qu’en plus d’être le fils de Georges, que la plupart des gars connaissaient bien, et d’avoir travaillé avec eux, j’allais chercher de l’ouvrage et je poussais pour dénicher des contrats.»

Depuis 2000, Dominique Cossette s’est porté acquéreur de l’entreprise qui porte le nom de son oncle.



Une acquisition qui allait de soi À la fin de 1999, c’est devenu une évidence pour Dominique Cossette: il devait acheter l’ancienne compagnie de son père et de son oncle. «J’ai décidé de rester dans les bureaux, mais pas à n’importe quel prix. J’ai dit à Jacques: ‘’Je vais rester dans les bureaux, mais je vais te faire une offre d’achat.’’ On s’est alors entendu pour que j’achète la compagnie en 2000.» Depuis ce jour, Marc Cossette inc. est en pleine expansion, et c’est loin d’être terminé. «Marc Cossette inc. c’est environ 70 employés en période de pointe et on est appelé à prendre de l’expansion. C’est sûr que c’est de la construction, donc il y a des creux de vague. Mais l’objectif serait de monter à une centaine d’employés.» «Nous avons des chantiers à Québec, à Montréal, sur la Rive-Sud, au nord-est de l’Alberta.» Dominique se dit très fier quand il pense à tout l’impact que la compagnie a eu au cours des 60 dernières années. «Il y a eu beaucoup d’apprentis qui ont commencé ici. Certains sont restés et d’autres sont partis. Pensons à certains de nos anciens employés qui ont créé leur entreprise et qui ont obtenu des contrats dans diverses provinces et même au-delà de nos frontières. Même qu’un ancien de chez Marc Cossette possède une entreprise qui compte plus de 1200 employés. Nous avons toujours engagé, nous avons une bonne renommée et nous avons toujours pris soin de notre monde. Il y a lieu d’être fier lorsqu’on regarde les retombées qu’a pu créer l’entreprise Marc Cossette inc. au fil du temps. Il faut souligner le travail de mon oncle Marc, de mon père Georges et de Jacques Dugré pour ce grand succès», conclut Dominique Cossette.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis les débuts de Jacques Dugré au sein de l’entreprise Marc Cossette inc. C’est déjà 50 ans d’expérience qu’il compte derrière sa cravate.

Certaines comme commis de bureau – «c’est comme ça qu’on nous appelait à l’époque» – d’autres comme propriétaire et aujourd’hui comme consultant et chargé de projet. «J’ai commencé dans la compagnie en 1964. À l’époque, j’étudiais à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard en administration, mais je suis revenu ici après le décès de mon père, un bon ami de Marc Cossette, pour m’occuper de ma mère et de mes trois jeunes sœurs. J’ai arrêté mon cours et Marc m’a donné du travail dans les bureaux, car j’avais les compétences pour ça dûes à mes cours à l’université. Au fil des années, j’ai suivi des cours de perfectionnement en électricité, j’ai gravi les échelons et en 1983, avec Georges Cossette, j’ai acheté la compagnie», explique Jacques Dugré. L’association entre les deux hommes a duré jusqu’en 1990. À ce moment, Georges Cossette voulait profiter d’une retraite bien méritée, lui qui souffrait également de problèmes de santé. Jacques Dugré est donc devenu l’unique propriétaire pendant 10 ans, avant qu’il passe les rênes au fils de son ancien associé, Dominique Cossette. «Je voulais prendre ma préretraite et j’ai vendu à Dominique, car je l’avais vu travaillé pendant deux ans dans les bureaux et avec ce qu’il avait accompli, je savais que la compagnie serait entre bonnes mains.

Au début, je suis resté à titre de conseiller et de gestionnaire. Ça devait être temporaire, mais je suis encore ici aujourd’hui, car j’aime et j’ai du plaisir à travailler avec Dominique et à voir l’entreprise grandir. Et tant que j’ai la santé et que j’ai l’impression d’apporter des choses intéressantes à l’entreprise. Je ne vois pas pourquoi je quitterais.» L’importance de la jeunesse Jacques Dugré explique, en partie, les succès de Marc Cossette inc. par la relève qu’il y a eu au sein de la direction. Des propriétaires toujours plus audacieux ont contribué à l’essor de la compagnie au-delà des frontières mauriciennes et même québécoises. «C’est comme ça que ça se passe quand on laisse notre entreprise à des plus jeunes. Marc Cossette avait une façon d’opérer qui a très bien fonctionné, mais il a vieilli et, à un certain âge, il a accumulé un certain capital qu’il ne voulait plus mettre en jeu. À ce moment, ça prenait des jeunes pour de nouveaux défis. Georges et moi sommes donc arrivés plus fonceurs avec l’intention de préparer notre retraite. On l’a fait et là, aujourd’hui, c’est Dominique qui est en train de réécrire l’histoire de la compagnie avec les mêmes intentions que nous avions. C’est là qu’on s’aperçoit comme c’est important pour la pérennité et la relève des entreprises de prendre des jeunes.»
Évidemment, il est très fier de constater quelle ampleur a pris Marc Cossette inc. «60 ans c’est exceptionnel! Je n’osais pas imaginer un tel succès au départ, même si on espère toujours faire grandir l’entreprise dans laquelle on s’est impliqué», affirme-t-il.

ANDRÉ DUBÉ a commencé à travailler chez Marc Cossette inc. en 1956, alors qu’elle se situait sur la 113e Rue à Shawinigan-Sud. Il fait partie des premiers employés de l’entreprise et il y est resté jusqu’en 1998 au moment où l’heure de la retraite avait sonné. «J’ai toujours eu de l’ouvrage chez Marc Cossette pourtant, j’étais supposé travailler pour seulement un mois. Au début, je répondais à tous les problèmes d’électricité des clients de soir ou de nuit. Dans mes dernières années, je faisais de la job de bureau. L’ambiance a toujours été très bonne au sein de l’équipe et avec les patrons. Il n’y avait pas de jalousie entre les plus jeunes et les plus vieux. Les premières années même, c’est arrivé que l’on allait changer nos chèques de paye à la taverne entre collègues. Mais ça n’a pas duré très longtemps, on avait des troubles à la maison quand on rentrait. La preuve qu’on s’entendait tous bien, je passe encore souvent au bureau quand je prends des marches. Je ne suis pas surpris que l’entreprise ait 60 ans. Quand ç’a monté, Jacques Dugré prenait du gallon dans la compagnie. C’était un gros morceau; il sait compter et il sait travailler. Ç’a beaucoup aidé à Marc Cossette, car tu ne peux pas avoir tous les talents. Marc était électricien alors que Jacques était dans les affaires, il était jeune et il voulait travailler. La preuve qu’il a grandement aidé l’entreprise, il y est encore. Les plus jeunes allaient chercher plus gros et plus loin que Marc. Nous, les plus vieux employés, on voyageait moins, seulement QuébecMontréal et les environs.»

CLAUDE VEILLEUX a 31 ans de service pour Marc Cossette inc. Il a commencé en 1976 et pris sa retraite en 2007. «Je n’ai jamais eu une paye ailleurs qu’ici. Dans le domaine de la construction, c’est assez rare de ne travailler que pour un employeur. C’est parce qu’il est fiable. J’ai obtenu un emploi pour deux mois en 1976, alors qu’un de mes amis avait parlé à son père – Fernand Potvin, alors employé de Marc Cossette – que je me cherchais un emploi. Ç’a fonctionné ici et finalement les deux mois se sont transformés en 31 ans. Au début, je travaillais dans le résidentiel, j’appelais ça ma pouponnière. Quand des nouveaux employés étaient engagés, ils nous les envoyaient et on leur montrait le métier. Quand ils commençaient à être bons, ils nous les enlevaient et les envoyaient sur les gros chantiers. Et on recommençait avec d’autres. C’était valorisant pour nous de former les nouveaux. Je suis ensuite allé dans le commercial et l’industriel. J’étais contremaître et j’ai continué à faire de la formation pour la relève. J’ai vu des gars évoluer avec nous, qui sont même devenus des leaders dans la compagnie. J’ai travaillé sous la gouverne de Marc, Georges, Jacques et Dominique et ç’a toujours été une bonne compagnie fiable. Les quatre étaient de bons employeurs. Ils nous respectaient et n’ont jamais crié sur nous. S’ils n’étaient pas sur un chantier et qu’on devait prendre une décision, ils la soutenaient et la respectaient. Ils nous faisaient confiance. C’est pour ça qu’on restait chez Marc Cossette et c’est encore la même chose avec Dominique comme patron.»

FERNAND POTVIN a vécu les débuts de Marc Cossette inc. C’est 35 ans de service que cet électricien compte derrière la cravate, toutes au sein de l’entreprise de Shawinigan-Sud. Il a commencé en 1954. «La première fois que j’ai travaillé pour Marc Cossette, c’était sur la 113e Rue à sa maison privée. Son matériel était dans le sous-sol. Rapidement, il est devenu comme un frère pour moi. Ç’a tout de suite cliqué des deux bords. D’ailleurs, même après ma retraite, je suis toujours resté en contact avec la famille Cossette. J’ai toujours eu une bonne relation avec Marc et c’est normal, car pour travailler avec un gars 35 heures par semaine, il faut que ça clique! Les contrats à l’extérieur ça ne me dérangeait pas, même que j’ai participé à plusieurs au cours de ma carrière chez Marc Cossette. De l’ouvrage pour moi c’était important, car j’avais une grosse famille à nourrir; j’avais neuf enfants à la maison. Dès que Marc me disait: ‘’Il y a un job à l’extérieur’’, je disais oui tout de suite. J’aimais les gros chantiers. J’ai participé, entre autres, au chantier du Collège Notre-Dame-de-Foy à Québec. C’est moi qui étais responsable de l’électricité là-bas. On s’occupait de la bâtisse principale de l’institution scolaire et de toutes les résidences pour loger les étudiants. Il y a tellement de compagnies dans la région et dans le domaine de l’électricité que je n’aurais jamais pensé que Marc Cossette inc. se rendrait à 60 ans. C’est tout un exploit et d’une certaine façon, ça veut dire qu’on a fait du bon boulot autant les patrons que les employés.»

ROLAND GERVAIS compte 28 années de service au sein de l’entreprise shawiniganaise. Il a été embauché par Marc Cossette en 1968. «De mon côté, j’avais été loué à l’Alcan comme électricien, mais mon patron restait toujours Marc Cossette. Et nous avions de bons patrons. Ç’a cliqué tout de suite entre Marc et moi et notre relation allait très bien. Ça ne me surprend d’ailleurs pas que l’entreprise soit rendue à 60 ans d’existence, car ils étaient humains avec leurs employés et on leur rendait la pareille en travaillant du mieux possible. Je suis bien fier d’avoir participé à la naissance d’une compagnie qui continue encore aujourd’hui aussi bien. Et les patrons sont reconnaissants envers nous. Ils nous ont d’ailleurs invités aux Fêtes pour une soirée pour souligner le 60e anniversaire.»
JEAN-PAUL MARTINEAU a obtenu un emploi chez Marc Cossette inc. en 1979 après avoir perdu son poste à l’Alcan de Shawinigan. Il y est resté pendant près de 30 ans. «J’avais appliqué dans toutes les grosses compagnies, mais on était en plein récession. Il n’y avait pas d’ouvrage nulle part dans ces années-là. J’ai alors décidé de tenter ma chance chez des plus petits entrepreneurs. Je suis venu ici et Georges Cossette m’a engagé. Au début, je plaçais le stock dans l’ancien magasin et je l’ai fait pendant plus de deux ans. À ce moment, j’avais mon cours d’électricité, mais je n’avais pas mes cartes pour pratiquer sur les chantiers. Je suis allé les chercher et l’entreprise a commencé à marquer mes heures. J’ai ensuite quitté le magasin pour m’occuper du changement des systèmes de chauffage à la suite du projet du gouvernement fédéral qui remplaçait l’huile par l’électricité. Georges a été comme un deuxième père pour moi. Il m’a pris en estime, il m’a donné du travail. J’ai aimé travailler ici pour ces gens et c’est la raison pourquoi je suis resté même après le changement de propriétaire. Je suis impressionné de voir comment ça fonctionne sous la gouverne de Dominique. J’aurais aimé vivre la période qu’ils vivent actuellement. On est arrivé trop tôt! L’entreprise grossit, Dominique est généreux de sa personne, généreux avec ses employés. Toutefois, je ne veux rien enlever à notre époque. Nous avons eu de très belles années quand même, je trouve juste que le futur est très prometteur pour Marc Cossette inc.»

RÉMI VEILLEUX est resté une dizaine d’années chez Marc Cossette inc. Il a commencé alors que l’entreprise en était encore à ses premières années, en 1961. «Marc m’avait demandé si j’étais habile pour travailler dans les bureaux, car son frère, Georges, était débordé dans la comptabilité. Je lui ai dit que j’étais capable de transcrire des factures et faire des prix. Donc, Georges m’a montré ce qu’il fallait, je me suis assis dans le bureau en juin 1961 et j’y ai travaillé jusqu’au début 1970. Outre les factures et les prix, j’ai également été responsable de l’approvisionnement, des achats et du magasin qu’on tenait à ce moment-là. Marc est devenu un second père et Georges un frère pour moi. C’est normal, on était dans le même bureau tous les jours, un petit bureau. J’ai grandi dans cette famillelà et j’étais très heureux quand j’y étais. J’ai quitté un peu par hasard. J’ai demandé à Marc s’il voulait me vendre la compagnie, car il se faisait âgé, mais il m’a répondu qu’il avait encore trois jeunes enfants aux études alors pas question de vendre. Une semaine après, j’ai décidé de partir et j’ai été engagé comme magasinier à l’hôpital régional. Ils pensaient que je voulais aller chez un compétiteur, mais j’étais vacciné Marc Cossette. J’ai eu des appels de compétiteurs, je n’y suis pas allé. L’ampleur de l’organisation est incroyable depuis que Dominique est à la tête de l’entreprise. Nous on était habitué à des contrats Montréal-Québec, mais du côté des provinces autres que le Québec, c’est nouveau dans la philosophie de la compagnie. C’est tout un exploit qu’ils soient toujours là 60 ans plus tard, car tous nos compétiteurs du temps n’y sont plus. C’est dire comment ç’a bien marché pour Marc Cossette.»

ROLAND GERVAIS compte 28 années de service au sein de l’entreprise shawiniganaise. Il a été embauché par Marc Cossette en 1968. «De mon côté, j’avais été loué à l’Alcan comme électricien, mais mon patron restait toujours Marc Cossette. Et nous avions de bons patrons. Ç’a cliqué tout de suite entre Marc et moi et notre relation allait très bien. Ça ne me surprend d’ailleurs pas que l’entreprise soit rendue à 60 ans d’existence, car ils étaient humains avec leurs employés et on leur rendait la pareille en travaillant du mieux possible. Je suis bien fier d’avoir participé à la naissance d’une compagnie qui continue encore aujourd’hui aussi bien. Et les patrons sont reconnaissants envers nous. Ils nous ont d’ailleurs invités aux Fêtes pour une soirée pour souligner le 60e anniversaire.»
JEAN-PAUL MARTINEAU a obtenu un